Jusqu’à présent, la réglementation s’appliquait aux entreprises répondant à des critères de taille économique, à savoir :
Dans ce cadre, l’audit énergétique devait couvrir au moins 80 % de la facture énergétique, sur l’ensemble des usages : bâtiments, procédés industriels et activités de transport.
Une exemption notable existait déjà : les entreprises ayant mis en place un système de management de l’énergie certifié ISO 50001 étaient dispensées de réaliser l’audit réglementaire, la démarche continue étant jugée équivalente, voire plus structurante.
Le 13 septembre 2023, l’Union européenne a adopté la directive 2023/1791, marquant un tournant dans la réglementation relative à l’audit énergétique.
Elle introduit un changement de paradigme majeur :
les critères de taille sont remplacés par des critères de consommation énergétique.
Désormais, ce ne sont plus le nombre de salariés ou le chiffre d’affaires qui déterminent l’obligation, mais bien le niveau réel de consommation d’énergie, tous vecteurs confondus.
Un premier seuil à 2,7 GWh par an
Avec la future transposition de la directive, toute entreprise dont la consommation annuelle moyenne dépasse 2,7 GWh (soit 10 TJ sur les trois dernières années) devra :
Cette obligation s’appliquera à toutes les entreprises, sans distinction de taille, quel que soit :
De nombreuses PME et ETI industrielles ou tertiaires, jusqu’ici non concernées, entreront ainsi dans le champ réglementaire.
Un second seuil à 23,6 GWh par an
Pour les entreprises dont la consommation annuelle moyenne dépasse 23,6 GWh (85 TJ), l’exigence est renforcée :
Dans ce cas, l’audit énergétique ponctuel cède la place à une démarche structurée et continue, intégrée au pilotage global de l’entreprise.
Un audit énergétique est une analyse méthodique de l’usage et de la consommation énergétique d’un site, d’un bâtiment ou d’un système. Il vise à :
Lorsque les actions sont mises en œuvre, les économies générées peuvent atteindre jusqu’à 30 %, avec une part significative d’actions à retour rapide. Le management de l’énergie devient ainsi un levier structurant de compétitivité, au même titre que la qualité ou la performance industrielle.
L’audit énergétique réglementaire est encadré par des référentiels normatifs précis (NF EN 16247), avec des exigences renforcées pour les procédés industriels :
Les données issues de l’audit doivent être déposées sur la plateforme dédiée de l’ADEME. En cas de non-respect de l’obligation, la réglementation prévoit une pénalité pouvant aller jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires.
Les entreprises ayant mis en place un système de management de l’énergie (SMEn) certifié ISO 50001 sont exemptées de l’audit réglementaire, y compris avec l’entrée en vigueur des nouveaux seuils.
Pour accompagner cette transition, le programme CEE Pro SMEn permet aujourd’hui de bénéficier d’une aide financière pouvant atteindre 40 000 €, une opportunité à anticiper avant l’entrée en vigueur des obligations renforcées pour les grands consommateurs.
L’évolution de la loi DDADUE marque un élargissement sans précédent du champ de l’audit énergétique réglementaire. Elle appelle les entreprises à :
Chez ALTYN, nous accompagnons les acteurs tertiaires et industriels dans l’anticipation réglementaire, la réalisation d’audits énergétiques et la mise en œuvre de stratégies de performance énergétique alignées avec les enjeux économiques et environnementaux.
N’hésitez pas à prendre contact avec nous : https://www.alterea.fr/contact